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De nombreuses aides et mesures se mettent en place pour aider les indépendants face à la crise du Coronavirus et nous espérons qu’elles se poursuivent. Voici un récapitulatif des aides actuellement mises en place par le gouvernement publié par L’Echo

 

1. La dispense, le report ou la réduction des cotisations sociales

Le ministre des PME et des Indépendants Denis Ducarme a signé une circulaire qui vise à demander aux caisses d’assurances sociales d’octroyer des facilités de paiement à l’ensemble des indépendants affectés par les conséquences de la pandémie. Concrètement, les indépendants concernés pourront obtenir, selon leur cas:

  • Une réduction des cotisations sociales provisoires pour l’année 2020: l’indépendant impacté se verra automatiquement autorisé à réduire ses cotisations sociales provisoires si ses revenus se situent en dessous de l’un des seuils légaux. Le niveau de la réduction reste à déterminer avec sa caisse d’assurances sociales sur la base des explications et du dossier (niveau de baisse des ventes/commandes, réduction du chiffre d’affaires, etc.).
  • Une dispense des cotisations sociales pour les deux premiers trimestres de l’année 2020. La dispense peut être totale ou partielle. Ce traitement sera quasi automatique pour les premier et deuxième trimestres de 2020.
  • Le report de paiement d’un an des cotisations sociales pour les deux premiers trimestres de l’année 2020. La demande de report doit être introduite avant le 31 mars 2020 pour solliciter un report de paiement des cotisations des premier et deuxième trimestres de 2020. Elle doit l’être avant le 15 juin 2020 pour solliciter un report de paiement de la cotisation du deuxième trimestre de 2020.

Le cabinet du ministre Ducarme invite les indépendants à prendre directement contact avec leur caisse d’assurances sociales afin de déterminer, en fonction de leur cas, s’il vaut mieux demander un report, une dispense ou une réduction.

 

2. Droit de passerelle (revenu de remplacement)

Les indépendants et les conjoints aidants touchés peuvent, sous certaines conditions, faire appel au droit de passerelle, autrement dit « revenu de remplacement ». Le ministre Ducarme a simplifié l’accès au revenu de remplacement pour les cas d’interruption forcée liée au coronavirus.

Le droit passerelle permet aux indépendants à titre principal qui cessent ou interrompent leur activité de bénéficier d’un revenu de remplacement et du maintien des droits dans l’assurance maladie-invalidité. Ce revenu est accordé pour les faillites, les cessations pour raisons économiques ainsi qu’en cas d’interruption pour cause de force majeure. Ce dernier point a été révisé pour les mois de mars et d’avril. Ainsi, l’indépendant dont l’activité est impactée par des mesures sanitaires pourra bénéficier pour ces deux mois de l’indemnité complète de 1.291,69 euros (1.614,10 euros si charge de famille), quelle que soit la durée de l’interruption.

Cette mesure vise tout le secteur de l’horeca, ainsi que les restaurateurs qui continuent de travailler (take away, livraison à domicile, traiteur) mais qui ne peuvent plus assurer de service en salle. Il en va de même des gérants d’hôtels qui cessent leurs activités de bar et de restaurant ainsi que des commerçants qui ferment leurs portes et de toute autre activité impactée par les mesures sanitaires prises pour limiter la propagation du coronavirus. Les coiffeurs pourront également bénéficier de la mesure.

La réduction du délai permet aussi aux indépendants non visés par les situations précitées mais néanmoins contraints d’interrompre leur activité pendant sept jours consécutifs sur le mois en raison du Covid-19 de bénéficier du revenu de remplacement.

Les professions médicales telles que les kinésithérapeutes, les dentistes, les opticiens ou encore les prothésistes qui décident de fermer leur cabinet mais continuent à traiter les cas urgents et indispensables pourront aussi bénéficier de la mesure.

 

3. Chômage temporaire pour cas de force majeure ou raisons économiques

Le chômage temporaire pour force majeure est prolongé de trois mois, jusqu’au 30 juin 2020. Il pourra être invoqué dans l’attente de la reconnaissance du statut d’ »entreprise en difficulté ». En général, les entreprises ont besoin de cette reconnaissance pour pouvoir enclencher le chômage temporaire pour raisons économiques pour leurs travailleurs.

Les allocations de chômage temporaire, aussi bien pour des raisons économiques que pour force majeure, sont majorées et passent de 65 à 70% pour une période de trois mois.

Les travailleurs requérant d’être mis en chômage temporaire dans le cadre de la crise du coronavirus, et pour lesquels un nouveau dossier doit être créé, vont désormais recevoir immédiatement un forfait de 1.450 euros par mois, pour éviter qu’ils ne soient sans ressources dans l’attente de la création de leur dossier. Le « forfait » accordé aux « nouveaux » chômeurs temporaires, qui n’avaient pas encore utilisé ce système, ne s’additionne pas au revenu assuré dans la période de chômage temporaire. Une fois que le travailleur est intégré dans le système et que la demande a été traitée, le solde est calculé et versé, le cas échéant, au principal intéressé. La mesure a été imaginée pour éviter un délai d’attente trop long avant le premier paiement.

Les entreprises concernées doivent s’adresser à l’ONEM. 

 

4. Plans de paiement

  • Plan de paiement pour les cotisations sociales patronales: pour le paiement des cotisations de sécurité sociale des premier et deuxième trimestres 2020, la problématique du Covid-19 sera acceptée comme élément permettant le recours aux délais de paiement amiables;
  • Plan de paiement sur la TVA: il sera possible de répartir les versements relatifs à la TVA et de bénéficier d’une dispense des amendes usuelles si le créancier démontre que les difficultés de paiement sont liées aux Covid-19;
  • Plan de paiement pour le précompte professionnel: il est également possible de répartir les versements relatifs au précompte professionnel et de bénéficier d’une dispense des amendes usuelles, sous les mêmes conditions;
  • Plan de paiement pour l‘impôt des personnes physiques / l’impôt des sociétés: si le contribuable démontre que ses difficultés de paiement sont liées au Covid-19, il est possible de demander un report des paiements pour l’impôt des personnes physiques et l’impôt des sociétés;
  • Réduction des versements anticipés des indépendants: si un indépendant estime, en cours d’année, que ses revenus sont inférieurs à ceux qui ont servi de base au calcul de la cotisation, il peut demander de payer des cotisations réduites.

5. Maladie et incapacité de travail

Si vous êtes indépendant et touché vous-même par le Covid-19, vous avez la possibilité d’être indemnisés dès le 1er jour de maladie par votre mutuelle dès lors que la période d’incapacité dépasse 7 jours. Dans certains cas, vous pouvez aussi demander à être dispensé du paiement des cotisations sociales pendant la période de maladie (« assimilation pour maladie »).

 

6. Gel des taxes en Wallonie

Le gouvernement wallon a de son côté gelé toutes les taxes régionales liées aux commerces au prorata du nombre de jours de fermeture imposé par les autorités. La Wallonie doit encore se prononcer sur la manière dont seront affectés les 100 millions d’euros injectés dans son fonds de crise. « Il s’agit de bien calibrer cette répartition des montants. Soit nous nous dirigeons vers un système forfaitaire où chacun reçoit la même chose, soit nous octroyons un forfait par catégorie, en tenant compte de différents facteurs comme le nombre de travailleurs », a expliqué le ministre wallon de l’Economie Willy Borsus. Le numéro d’information 1890 reste disponible pour les entrepreneurs et indépendants wallons.

 

7. Indemnité de 5.000 euros par entreprise fermée en Wallonie

Le gouvernement wallon octoire une indemnité forfaitaire de 5.000 euros pour chaque entreprise fermée ou dont l’activité s’est éteinte pendant la période de confinement. Les secteurs concernés sont l’horeca, l’hébergement, les agences de voyage et de réservation, le commerce de détail ainsi que les entreprises de prestations de services (esthéticiennes par exemple). « L’ensemble de ces groupe représente 48.980 bénéficiaires potentiels », a calculé le gouvernement wallon.

Une indemnité de 2.500 euros est aussi prévue pour les entreprises dont l’activité est restreinte, dont les coiffeurs. « Pour gérer ces dossiers, une plateforme d’introduction des dossiers sera mise en place au plus tard le 27 mars prochain. Le numéro de téléphone 1890 reste le numéro d’information global », préviennent les autorités.

 

Plus d’infos et source de l’article : www.lecho.be

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